Epreuve d’effort cardio-respiratoire (VO2 max)

Sevrage Tabagique

Cancérologie Pulmonaire

Thoracoscopie

Mesure des gaz du sang ou gazométrie artérielle

La polygraphie ventilatoire et la polysomnographie

Pathologie du Sommeil, du Ronflement et traitements

Allergologie – Asthme

Bronchoscopie

Réadaptation à l’effort


L’épreuve d’effort cardio-respiratoire permet d’évaluer les capacités d’un individu à l’effort. On mesure à travers ce test la consommation maximale d’oxygène que la personne peut fournir (en millilitres par minute, la VO2 MAX). Il permet de surveiller un traitement médical, de réaliser un bilan avant ou après une opération chirurgicale ou de diagnostiquer un problème respiratoire.

L’épreuve d’effort nécessite la pose d’électrodes autocollantes sur le thorax et la surveillance continue de la pression artérielle. Vous porterez aussi un masque pour évaluer la réponse respiratoire (ventilation, quantité d’oxygène consommé et de dioxyde de carbone produit).

Les protocoles sont multiples. En général, le test démarre par un échauffement suivi d’une augmentation de la charge par paliers de 2-3 minutes (augmentation de la difficulté sur la bicyclette ou le tapis roulant). Les mesures physiologiques sont effectuées au repos, pendant l’effort, au maximum de l’effort et durant la phase de récupération qui doit être progressive pour éviter des malaises d’origine vagale. L’exercice n’est pas douloureux, il demande un effort, surveillé en permanence par le médecin.

Sevrage tabagique

Des outils pour repérer et accompagner
Le tabagisme est la première cause de mortalité évitable . Un fumeur régulier sur deux mourra d’une maladie liée au tabac. La lutte contre le tabagisme est une priorité de santé publique.

Quels sont les bénéfices de l’arrêt du tabagisme ?

Arrêter de fumer réduit la mortalité, surtout celle liée aux maladies cardiovasculaires et au cancer broncho-pulmonaire. Le bénéfice existe quel que soit l’âge du patient au moment de l’arrêt. Ainsi, un patient qui cesse de fumer à 40 ans augmente son espérance de vie de 7 ans, à 50 ans, il l’améliore de 4 ans… Le repérage systématique des fumeurs est donc capital. Tous les patients devraient être interrogés sur leur éventuelle consommation de tabac afin de pouvoir bénéficier d’une aide au sevrage.

Comment aider le patient à arrêter de fumer ?

Dès qu’un fumeur est identifié, il est primordial de l’inciter à arrêter. Ce simple conseil d’arrêt, donné par un professionnel de santé, augmente considérablement ses chances d’arrêter de fumer (voir outil « Exemples de conseil d’arrêt »). La motivation du patient est ensuite évaluée. 
L’attitude médicale dépendra du degré d’ambivalence du patient par rapport à son tabagisme (voir outil « Attitude médicale recommandée en fonction du stade de changement du patient »). 
Il est important de prévoir des consultations régulières spécifiquement consacrées à la prise en charge de l’arrêt du tabac. 
L’accompagnement et le soutien psychologique sont la base de la prise en charge. Si le patient est dépendant, un traitement nicotinique de substitution (TNS) est proposé. Il soulage les symptômes de sevrage, réduit l’envie de fumer et prévient les rechutes.

Comment évaluer la dépendance d’un patient ?

L’addiction se définit comme la perte de la liberté de s’abstenir. Un patient est considéré dépendant s’il présente un des trois critères suivants :
1. il a rechuté après une tentative d’arrêt ; 
2. il continue à fumer malgré les conséquences tangibles sur sa santé (infarctus, BPCO, cancer…) ou les risques encourus dans certaines situations spécifiques (intervention chirurgicale, grossesse…) ; 
3. il craint sans cesse d’être à court de tabac. Des tests permettent d’évaluer le niveau de dépendance (Fagerström).


Comment évaluer la motivation d’un patient à arrêter ?

• La motivation peut être évaluée par exemple à l’aide du modèle de Prochaska et DiClemente. Il présume que les fumeurs passent par 5 étapes pour arrêter :
• pré-intention : le sujet fumeur n’a pas encore envisagé d’arrêter ;
• intention : il pense à arrêter mais est encore ambivalent ;
• décision : il prend la décision d’arrêter de fumer et élabore une stratégie d’arrêt ; 
• action : il est activement engagé dans le changement : il arrête de fumer ;
• maintien : il a recouvré sa liberté face à la dépendance mais reconnait qu’il doit demeurer vigilant pour éviter une rechute.

Quelles sont les méthodes proposées pour accompagner le sevrage tabagique ?

Un fumeur aura plus de chances d’arrêter s’il est accompagné par un professionnel : médecin, infirmier, psychologue… La prise en charge repose sur l’accompagnement et le soutien psychologique, le médecin traitant étant l’acteur clé pour l’assurer. 
Pour les patients dépendants, les TNS sont indiqués en première intention.
D’autres outils ont une efficacité démontrée :
• l’entretien motivationnel (vise à susciter puis à soutenir la motivation au changement) ;
• les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) (nécessitent une formation spécifique) ; 
• le soutien téléphonique; 
• les outils d’autosupport

Comment éviter les rechutes ?

Une fois l’arrêt instauré, la prise en charge vise à prévenir les rechutes qui sont fréquentes car la dépendance persiste après l’arrêt. Elles peuvent être dues à une dose insuffisante de TNS, des troubles anxio-dépressifs, une prise de poids, etc. Des stratégies sont élaborées pour prévenir les risques. Chaque situation incitant le patient à fumer est analysée, le « faux pas » dédramatisé et le patient déculpabilisé et averti que les rechutes font partie du processus d’arrêt.

Quid des autres traitements et méthodes ?

La varénicline et le bupropion sont des médicaments de seconde intention dans la stratégie de prise en charge réservée aux sujets fortement dépendants.
Le bénéfice de l’activité physique, de l’acupuncture ou de l’hypnothérapie n’a pas été prouvé mais ces approches ne présentent pas de risque et ne sont pas contre-indiquées. En cas d’échec, le patient pourra recourir aux méthodes dont l’efficacité est avérée.
À l’heure actuelle, il n’est pas possible de recommander les cigarettes électroniques dans le sevrage tabagique en raison de l’insuffisance de données sur leur efficacité et leur innocuité à long terme. 
Si un fumeur refuse les moyens de substitution nicotinique recommandés et choisit d’utiliser la cigarette électronique, il sera informé qu’elle n’est pas un traitement actuellement validé, mais que les substances qu’elle contient sont supposées moins dangereuses que celles contenues dans le tabac. Son utilisation ne sera pas déconseillée mais le patient sera accompagné dans sa démarche d’arrêt ou de réduction du tabagisme.

La réduction et l’arrêt temporaire de la consommation ont-ils un intérêt ?

La réduction peut être une étape intermédiaire pour les patients qui ne sont pas prêts à arrêter. Elle peut permettre d’atteindre l’abstinence si elle est accompagnée et associée à des TNS. 
L’arrêt temporaire justifie une aide spécifique. Il est recommandé lors d’une grossesse ou d’une intervention chirurgicale pour réduire les risques obstétricaux ou péri-opératoires. Cela peut constituer un levier pour une démarche d’arrêt ultérieure.

Quand faut-il évoquer un cancer du poumon ?

Les signes du cancer du poumon sont souvent peu spécifiques, mais ils prennent un autre sens chez les fumeurs et les personnes ayant fumé.
Les principaux signes d’alerte sont : l’apparition de crachats sanguinolents (« hémoptysie »), une toux persistante différente de celle que supporte habituellement le fumeur, la survenue d’infections respiratoires récidivantes ou répondant mal au traitement, un essoufflement anormal, une douleur dans la poitrine parfois liée à une pleurésie, une douleur inexpliquée au niveau du cou, de l’épaule ou du bras, un amaigrissement inexpliqué, une fatigue, une altération de l’état général.
Tous ces signes doivent cependant amener à réaliser une consultation chez le médecin et des explorations<

Diagnostiquer un cancer du poumon ?

Le diagnostic du cancer du poumon s’effectue en plusieurs étapes.

  • Le médecin traitant interroge son patient sur les éventuels facteurs de risque et l’examine. Il prescrit ensuite des examens complémentaires : une radiographie du poumon et un scanner du thorax avec injection de produit de contraste. La radiographie simple des poumons peut montrer une tache, une opacité anormale souvent arrondie. Elle ne permet pas d’affirmer le diagnostic d’un cancer du poumon. Le scanner peut objectiver un nodule dont la forme et l’association à un ganglion augmenté de volume sont évocatrices.
Mais c’est l’endoscopie des bronches qui confirme le diagnostic. C’est un examen simple et non douloureux, réalisé par un pneumologue, sous anesthésie locale, avec un fibroscope souple. Cette fibroscopie bronchique permet de voir le cancer qui apparait comme un bourgeon ou comme un rétrécissement à l’intérieur des bronches. Cette technique permet la réalisation de prélèvements (« biopsies ») qui feront l’objet d’une analyse anatomo-pathologique.
  • Le diagnostic du cancer du poumon ne peut être confirmé que lors de l’analyse anatomo-pathologique d’une biopsie de la tumeur. Cet examen permet notamment de connaître le type de cancer en cause (cancer à petites cellules ou non à petites cellules). Cette biopsie a pris d’autant plus d’importance que les cellules cancéreuses peuvent exprimer des « marqueurs de surface » qui traduisent des « mutations génétiques actives » et qui peuvent constituer des cibles par les nouvelles thérapies ciblées. Il est donc d’autant plus important de faire réaliser cette biopsie dans un centre agréé au plan national pour ces marqueurs.
La biopsie est généralement réalisée lors d’une fibroscopie bronchique. Quand la biopsie par fibroscopie est impossible, l’équipe médicale peut procéder, sous anesthésie locale, à un prélèvement de la tumeur ou de liquide pleural au travers de la paroi du thorax ou à un prélèvement de ganglions.
  • S’il existe une moindre suspicion d’anomalie à l’un des examens, la personne est adressée à un médecin spécialiste (pneumologue, cancérologue, chirurgien thoracique…) pour la poursuite des explorations afin de préciser la taille de la tumeur, son extension locale et sa diffusion éventuelle à distance sous forme de métastases. Ce bilan peut comporter un scanner abdominal, une échographie abdominale, une évaluation de la fonction respiratoire (spirométrie ou épreuves fonctionnelles respiratoires), ainsi qu’une évaluation de l’état cardiovasculaire et la recherche de contre-indications à certains traitements.
La recherche d’une atteinte cérébrale précoce peut s’envisager, en particulier dans les cancers à petites cellules : un scanner ou une IRM cérébrale.

Comment classe-t-on les cancers du poumon ?

Le cancer du poumon est classé en fonction d’un grade de différenciation des cellules cancéreuses à l’examen histologique (« gradification ») et d’un stade d’étendue des lésions cancéreuses à travers le corps (« stadification »).

La gradification permet de donner un grade aux cellules cancéreuses selon leur apparence et leur comportement à l’examen au microscope de la biopsie :

  • Grade 1 = Cellules bien différenciées, ou de bas grade avec une tendance à évoluer lentement et une faible probabilité de propagation.
  • Grade 2 = Cellules modérément différenciées ou de grade intermédiaire.
  • Grade 3 et 4 = Cellules peu différenciées, ou de haut grade avec une tendance à évoluer rapidement et une plus grande probabilité de propagation.
Le système de stadification le plus souvent utilisé dans le cancer du poumon non à petites cellules est la classification TNM. TNM signifie « Tumeur », « Nodes » (= ganglions lymphatiques en anglais) et « Métastases ». La classification TNM prend en compte : la taille de la tumeur primitive, le nombre de ganglions lymphatiques régionaux qui contiennent des cellules cancéreuses et leur emplacement et la propagation du cancer, ou métastases, vers une autre partie du corps.
Dans le cas du cancer du poumon non à petites cellules, il y a 4 stades principaux, soit stades I, II, III et IV. Les 3 premiers stades sont divisés en sous-groupes A et B. En règle générale, le pronostic est d’autant meilleur que le cancer est de stade I et moins favorable si le cancer est de stade IV.

Ces stades sont donc définis en fonction des atteintes TNM mais que l’on peut résumer comme suit :

  • Stade I = la tumeur mesure 3 cm ou moins de diamètre et se trouve complètement à l’intérieur du poumon (aucun signe de propagation à la plèvre, à l’autre poumon, aux ganglions lymphatiques ou aux organes situés hors du thorax) ;
  • Stade II = la tumeur s’est propagée (adénopathie) aux ganglions lymphatiques bronchiques ou hilaires ;
  • Stade III = la tumeur s’est propagée (adénopathie) aux ganglions lymphatiques du médiastin ;
  • Stade IV = la tumeur s’est propagée à la plèvre, à l’autre poumon ou aux organes situés hors du thorax (métastases).

Ce que sont les biomarqueurs et à quoi servent-ils ?

La meilleure connaissance de la biologie du cancer du poumon a permis d’identifier certaines anomalies génétiques des cellules cancéreuses qui sont susceptibles de devenir les cibles thérapeutiques de nouveaux médicaments, appelés « thérapeutiques ciblées ».
La détermination initiale de ces anomalies au moment du diagnostic du cancer constitue aujourd’hui autant de biomarqueurs potentiels prédictifs de la réponse aux thérapeutiques ciblées.
Il a par exemple été démontré que les mutations du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) confèrent à la tumeur une sensibilité particulière aux inhibiteurs des tyrosine-kinases anti-EGFR.
Jusqu’à maintenant, il s’agissait de rechercher les 6 principales anomalies génétiques qui avaient été identifiées par les chercheurs, mais le réseau des laboratoires mis en place en France par l’IFCT et l’InCa va permettre de réaliser le « séquençage génétique complet » des biopsies de la tumeur.
Chaque tumeur possède ainsi une signature moléculaire qui lui est propre et, à l’avenir, ce « profil génétique initial » de chaque tumeur guidera le choix du traitement pour chaque malade.
Pour le dépistage et le suivi des cancers du poumon, il sera possible d’utiliser la « biopsie liquide » ou dosage des « ADN sériques » sur une simple prise de sang.

TRAITEMENT

Quels sont les principes du traitement du cancer du poumon ?
Le traitement du cancer du poumon non à petites cellules est administré par des équipes pluridisciplinaires, avec des médecins oncologues, des chirurgiens et des radiothérapeutes, qui sont regroupés dans des centres spécialisés (service spécialisé ou centre anti-cancéreux).
Le premier point fondamental est cependant que le malade fumeur arrête de fumer et tout doit être mis en œuvre pour l’aider à y arriver.
Le traitement du cancer du poumon est adapté selon différents paramètres très importants : le type de cancer, son stade, l’état général du malade et surtout désormais, les biomarqueurs que l’on peut identifier sur près d’un adénocarcinome sur 2.
Ce traitement fait appel à différentes possibilités thérapeutiques : chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie et thérapie ciblée qui sont assemblées selon diverses stratégies qui sont fixées par les études.
Quels sont les différents moyens du traitement du cancer du poumon ?

  • La chirurgie est réservée aux formes limitées de cancers, sans métastases chez un malade en bon état, mais ce n’est pas toujours le cas chez un fumeur.
    L’ablation d’un lobe pulmonaire (« lobectomie ») ou l’ablation d’un poumon (« pneumonectomie ») sont les deux types d’intervention les plus fréquentes.
    L’intervention enlève généralement aussi les ganglions proches qui pourraient contenir des cellules cancéreuses.
    L’ablation d’une partie des poumons diminue bien sûr les capacités respiratoires mais un programme de réadaptation pulmonaire peut permettre d’en retrouver une partie. Après l’intervention chirurgicale, la récupération respiratoire peut prendre plusieurs mois.
    Avec la seule chirurgie, la guérison du cancer est possible, mais il faut que la taille de la tumeur ne soit pas trop grosse. Cela dépend aussi de sa localisation et de la présence de ganglions touchés par le cancer. Les résultats peuvent aller de 70 % de survie à 5 ans, à 10 % voire moins, lorsque l’extension locorégionale est importante.
  • La chimiothérapie consiste à administrer des associations de médicaments anticancéreux par cures qui seront répétées à intervalles réguliers. La tolérance à la chimiothérapie a été nettement améliorée.
    La chimiothérapie permet de traiter les formes les plus étendues ou celles qui s’accompagnent de métastases. Dans les cas des formes étendues, elle suit la chirurgie (« chimiothérapie adjuvante »). Administrée en pré-opératoire (« chimiothérapie néoadjuvante »), la chimiothérapie peut aussi réduire le volume de certains cancers bronchiques pour permettre de les rendre accessibles à une intervention chirurgicale dans un deuxième temps.
  • Les thérapies ciblées sont de nouveaux traitements qui sont dirigés contre des molécules spécifiques que l’on peut retrouver sur certaines cellules cancéreuses. On les appelle des « thérapies ciblées » parce qu’elles ciblent les protéines induites par ces anomalies génétiques, portées par les cellules cancéreuses, mais elles épargnent les cellules saines.
    Elles sont utilisées en complément de la chimiothérapie conventionnelle dans le traitement des cancers du poumon qui sont porteurs d’une « anomalie génétique active », c’est-à-dire une anomalie qui joue un rôle important dans le développement du cancer. Les « thérapies ciblées » entraînent moins d’effets secondaires que les chimiothérapies classiques et sont utilisées de plus en plus tôt dans le cours évolutif de la maladie.
  • Derniers arrivés, les traitements « immunomodulateurs » ont été utilisés dans des formes avancées de cancer du poumon. Ces immunothérapies bloquent des récepteurs, les récepteurs PD-1, qui servent aux cellules cancéreuses à se camoufler vis-à-vis des défenses immunitaires naturelles de la personne atteinte de cancer. En bloquant ce récepteur PD-1 avec une molécule immunomodulatrice sur les cellules qui en sont porteuses, les cellules cancéreuses peuvent être de nouveau reconnues par le système immunitaire de la personne cancéreuse, pour être attaquées et détruites. Ce nouveau traitement est particulièrement intéressant dans les cancers épidermoïdes où trop peu de mutations actives ont été identifiées pour permettre l’utilisation de thérapies ciblées.
  • La radiothérapie consiste à soumettre la tumeur broncho-pulmonaire, son extension locorégionale et parfois les métastases, à l’action de rayonnements divers qui vont les détruire. Le radiothérapeute délimite avec précision le « champs » d’irradiation grâce à des examens d’imagerie qui permettent un repérage en 3 dimensions.
    La radiothérapie a fait de nombreux progrès ces dernières années, qui permettent de nouvelles modalités d’irradiation de la tumeur plus efficaces tout en préservant les tissus sains voisins.
    Quel est le traitement du cancer non à petites cellules ?
    Le choix de la stratégie de traitement est discuté par l’équipe médicale en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), en prenant en compte le stade du cancer et l’état général du malade.
  • Stade I A : la chirurgie est le traitement de référence (lobectomie + curage ganglionnaire). Une radiothérapie thoracique peut être proposée comme une alternative à la chirurgie en cas d’impossibilité de chirurgie curative (la tumeur ne peut être enlevée en entier) ou de « non opérabilité » (l’état de santé du malade ne permet pas l’intervention). Une radiothérapie stéréotaxique hypofractionnée peut être utilisée à la place de la chirurgie dans certains cas de petites tumeurs.
  • Stade I B : la chirurgie est le traitement de référence (lobectomie + curage ganglionnaire), mais une « chimiothérapie adjuvante » (réalisée après la chirurgie) peut être discutée en cas de facteurs de mauvais pronostic. Une radiothérapie thoracique peut être proposée en alternative à la chirurgie en cas d’impossibilité de chirurgie curative (la tumeur ne peut être enlevée en entier) ou de non opérabilité (l’état de santé du patient ne permet pas l’intervention).
  • Stade II : la chirurgie est le traitement de référence (lobectomie ou pneumonectomie + curage ganglionnaire systématique), mais une chimiothérapie adjuvante est recommandée. Une radiothérapie thoracique est discutée en complément de la chirurgie et de la chimiothérapie en cas d’atteinte de la paroi du poumon (« atteinte pariétale ») ou « d’exérèse incomplète » (la tumeur n’a pas pu être enlevée dans son intégralité). Le choix du traitement n’est pas bien standardisé mais le traitement repose sur une « approche multimodale » (association de plusieurs traitements) qui combine un traitement par chimiothérapie (la chimiothérapie est systématiquement proposée) et local : la chirurgie et la radiothérapie thoraciques sont systématiquement discutées.
  • Stade III : le traitement de référence repose sur une association de chimiothérapie et de radiothérapie (« radiochimiothérapie ») concomitante (c’est-à-dire qu’une ou plusieurs molécules de chimiothérapie sont injectées pendant la radiothérapie). La chirurgie est exceptionnellement proposée et le plus souvent à visée complémentaire.
  • Stade IV : une chimiothérapie incluant les biothérapies ciblées est le traitement de référence des adénocarcinomes (1 sur 2 est porteur d’anomalies génétiques actives) et l’immunothérapie est désormais utilisée dans les carcinomes épidermoïdes.
    Quel est le traitement du cancer à petites cellules ?
    Le choix de la stratégie de traitement est discuté en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), en prenant en compte le stade du cancer et l’état général du malade.
  • Stade localisé ou limité, c’est-à-dire que le cancer bronchique à petites cellules est situé uniquement dans le thorax. Si le cancer bronchique à petites cellules est présent dans un seul poumon, et même s’il touche les ganglions voisins, la chimiothérapie associée à une radiothérapie thoracique est le traitement de référence. Une irradiation cérébrale prophylactique, c’est-à-dire une radiothérapie à visée préventive localisée au niveau du cerveau, est systématique en cas de réponse au traitement initial : l’objectif est de prévenir d’éventuelles métastases cérébrales.
  • Stade disséminé ou métastatique, c’est-à-dire que le cancer bronchique à petites cellules s’est propagé et peut atteindre l’autre poumon ou des organes à distance. La chimiothérapie est le traitement de référence.
    Comment surveiller un traitement anticancéreux ?
    Les spécialistes du cancer (oncologues) et le médecin de famille se partagent souvent cette responsabilité.
    Le cancer du poumon se comporte différemment en fonction de chaque personne et c’est pourquoi un programme de surveillance uniforme ne convient pas dans tous les cas : un plan de suivi sera adapté à chaque situation.
    Une fois le traitement du cancer terminé, un suivi est effectué régulièrement afin de surveiller la réponse au traitement de la personne traitée, identifier tout effet secondaire à long terme ou tardif, surveiller le bien-être général de la personne traitée, vérifier l’apparition de tout nouveau signes, vérifier tout signe de réapparition du cancer (récidive), surveiller l’absence de développement d’un deuxième cancer.
    Le risque de réapparition du cancer du poumon est plus élevé au cours des 2 années qui suivent le traitement, le suivi de la personne est donc plus étroit pendant cette période.
    Une fois le traitement terminé, il faut signaler au médecin l’apparition de nouveaux signes ou la présence de signes persistants sans attendre le prochain rendez-vous.

Thoracoscopie

La thoracoscopie est une intervention qui permet d’examiner la cavité thoracique. On pratique cette intervention à l’aide d’un thoracoscope, qui est un type d’endoscope. Lors de la chirurgie thoracique vidéo-assistée (CTVA), on utilise un thoracoscope muni d’une petite caméra vidéo.

La thoracoscopie porte également le nom de pleuroscopie.

Pourquoi on fait une thoracoscopie

On pratique une thoracoscopie pour diagnostiquer et stadifier des cancers de la cavité thoracique, comme un cancer du poumon, un mésothéliome et un cancer de l’œsophage. On peut y avoir recours pour examiner et prélever des échantillons de tissus provenant :

  • des revêtements des poumons (plèvres pariétale et viscérale);
  • des espaces pleuraux;
  • de la paroi thoracique;
  • de l’espace dans le thorax situé entre les poumons (médiastin);
  • de la membrane qui entoure le cœur (péricarde).

Il est possible de pratiquer certaines interventions dans la cavité thoracique au cours d’une thoracoscopie, notamment :

  • enlever de petites tumeurs au poumon;
  • aspirer du liquide ou du pus dans la plèvre ou un poumon;
  • administrer des médicaments ou d’autres traitements directement dans un poumon (pleurodèse).

On peut aussi avoir recours à la thoracoscopie pour diagnostiquer et traiter d’autres maladies du thorax, et pas seulement le cancer.

Comment se déroule une thoracoscopie

On pratique la thoracoscopie sous anesthésie générale en salle d’opération d’un hôpital, ce qui veut dire que vous serez endormi pendant l’intervention. Vous pourriez demeurer à l’hôpital de 1 à 4 jours à la suite de la thoracoscopie.

Votre équipe de soins vous indiquera comment vous préparer à la thoracoscopie. On pourrait vous demander de ne pas boire ni manger au cours des 6 à 12 heures qui précèdent l’examen. Mentionnez à votre équipe de soins tous les médicaments sur ordonnance et en vente libre que vous prenez.

Lors de la thoracoscopie, on fait de 1 à 3 petites coupures (incisions) sur le côté du thorax entre 2 côtes et à travers la paroi thoracique. On insère un thoracoscope dans l’une des incisions jusque dans la cavité thoracique. Si on pratique une chirurgie thoracique vidéo-assistée (CTVA) pour enlever de petites tumeurs aux poumons, les autres incisions sont utilisées pour insérer des instruments chirurgicaux dans le thorax.

Si on fait une thoracoscopie dans le but d’examiner un poumon malade, on dégonfle généralement ce poumon pour que le médecin ait plus de place pour observer la cavité thoracique. On pourrait aussi introduire de l’air dans l’espace qui entoure le poumon. Cela rend le poumon plus petit et permet au médecin d’observer une plus grande partie des structures qui se trouvent sur le poumon et tout autour.

Du liquide, des cellules ou du tissu sont prélevés dans les régions qui semblent anormales afin de les examiner au microscope. On retire ensuite le thoracoscope et on couvre les incisions avec de petits bandages. On pourrait insérer un drain thoracique dans l’une des incisions pour aider à drainer le liquide et l’air. Vous pouvez retourner à la maison une fois que le poumon fonctionne correctement et que le drain thoracique a été enlevé.

Effets secondaires possibles

Peu importe l’intervention, il est possible que des effets secondaires se produisent. La fièvre est l’effet secondaire le plus courant de la thoracoscopie. Les autres effets secondaires sont rares, mais peuvent comprendre les suivants :

  • Infection de la plaie
  • Infection pulmonaire (pneumonie)
  • Difficulté à respirer
  • Douleur ou engourdissement
  • Affaissement du poumon
  • Présence d’air provenant de la cavité thoracique dans les tissus situés sous la peau du thorax, du cou ou du visage (emphysème sous-cutané)
  • Perforation du poumon

Ce que signifient les résultats

Un résultat anormal peut signifier que :

  • il y a présence d’un cancer au poumon, dans le revêtement qui protège vos poumons (mésothélium) ou dans l’œsophage;
  • le cancer s’est propagé aux ganglions lymphatiques ou à la paroi thoracique;
  • le cancer s’est propagé aux poumons à partir d’autres parties du corps;
  • il y a épanchement pleural.

Ce qui se passe si on détecte un changement ou une anomalie

Le médecin décide si d’autres examens, interventions, soins de suivi ou traitements sont nécessaires.

Considérations particulières pour les enfants

Le fait de préparer un enfant à un examen ou à une intervention peut réduire son niveau d’anxiété, accroître sa collaboration et l’aider à développer des habiletés d’adaptation. Les parents ou la personne qui prend soin de l’enfant peuvent aider à le préparer en lui expliquant ce qui se passera lors de l’examen, dont ce qu’il verra, ressentira, entendra, goûtera ou sentira.

La préparation d’un enfant à la thoracoscopie dépend de son âge et de son expérience. Apprenez-en davantage sur la façon d’aider votre enfant à faire face aux tests et au traitement.

Les gaz du sang

La mesure se fait par prélèvement de sang artériel dans l’artére radiale (au poignet) . Cet examen a mauvaise réputation parce qu’il peut être douloureux mais la prise de sang est indolore si elle est correctement faite (une aiguille très fine et une grande habitude du préleveur). Le sang est introduit dans une machine d’analyse automatique. Le résultat est immédiat.

Que mesure-t-on ?

La quantité d’ oxygène et de gaz carbonique contenu dans le sang artériel et son pH (taux d’acidité) ce qui permet d’apprécier le résultat global de l’efficacité des échanges pulmonaires (épuration en gaz carbonique enrichissement en oxygène).

Un peu de physiologie

Le maintient d’un taux d’acidité normal du sang est un élément fondamental du fonctionnement de tous les organes qui sont très sensibles aux variations et surtout à l’augmentation de l’acidité (le foie et le cerveau en particulier). De nombreux mécanismes biologiques participent au maintien de cet équilibre. Le poumon est le système essentiel de régulation instantané (le rein participe à la régulation au long cours).

pH neutre = 7
pH acide < 7 (acide chlorhydrique = pH1)
pH basique >7 (soude = pH 10)

La pO2 (pression partielle d’oxygéne) doit être supérieure à 75 mm Hg (millimètres de mercure) .
La pCO2 (pression partielle de gaz carbonique) doit être inférieure à 40 mm Hg .
Le pH (acidité du sang) est de 7,40.

L’acidité du sang augmente et le pH baisse si la quantité de gaz carbonique augmente, donc si l’épuration pulmonaire fonctionne mal.

Chez le sujet normal:

Au repos la pO2 est supérieure à 75 mm Hg et la pCO2 inférieure à 40mmHg

A l’effort l’hyperventilation (accélération de la respiration) permet de faire entrer plus d’air dans les poumons et donc d’apporter plus d’oxygéne aux muscles dont la consommation a augmenté. La pO2 passe de 75 à 100-120.

L’augmentation de l’activité musculaire entraîne une augmentation de production de déchet et donc de gaz carbonique, l’hyperventilation permet une augmentation de l’épuration et donc le taux de gaz carbonique dans le sang reste constant et la pCO2 reste inférieure à 40.

Le gaz carbonique diffusant 20 fois mieux que l’oxygéne à travers la membrane alvéolaire, l’hyperventilation entraîne une diminution plus ou moins importante de la pCO2.

Le pH reste constant autour de 7,40

Le poumon et le coeur par augmentation de sa fréquence et donc du débit de sang dans la circulation pulmonaire permettent une adaptation parfaite, immédiate et continue de l’apport d’oxygéne et d’élimination de gaz carbonique aux besoins de l’organisme.

Que se passe-t-il quand tout ne marche pas bien ?

Si la surface d’échange diminue le transfert d’oxygéne de l’air au sang diminue et la pO2 baisse = hypoxieD’abord à l’effort, le poumon ne peux plus faire face à l’augmentation de la demande en oxygène de l’organisme, apparaît une dyspnée d’effort (essoufflement à l’effort), au repos, ce qui reste de poumon fonctionnel suffit a maintenir une pO2 normale.

L’aggravation des lésions pulmonaires provoque une dyspnée pour des efforts de moins en moins important (nous classons les dyspnées de 1 à 5 )
La pCO2 reste longtemps normale = normocapnie parce que le gaz carbonique diffusant 20 fois mieux que l’oxygéne à travers la membrane alvéolaire, l’épuration est plus facile

L’emphyséme pulmonaire panlobulaire correspond à cette situation, les parties air et sang de l’alvéole sont détruites en même temps, il n’y a donc pas de « shunt », l’équilibre dépend de la quantité de poumon fonctionnel restante.
Si l’alvéole n’est plus aérée par obstruction de la bronche et que le sang continue à circuler dans la paroi, c il ressort du poumon non enrichi en oxygéne (effet shunt) la pO2 baisse = hypoxie et non épuré du gaz carbonique la pCO2 augmente = hypercapnie

C’est l’exemple de La BPCO maladie obstructive diffuse au stade IV, évolué.
on retrouve une pO2 basse et une pcO2 élevée = Hypoxie + Hypercapnie l’acidité du sang tends à augmenter et donc le pH à baisser.

pO2 basse + dyspnée d’effort = insuffisance respiratoire
pO2 basse + pCO2 élevée + pH abaissé = insuffisance respiratoire décompensée

Quand la pO2 est très abaissée (< 55 ) une oxygénothérapie est nécessaire.
Quand la pCO2 est très élevée l’hospitalisation s’impose avec dans certains cas un séjour en service de réanimation pour un traitement par ventilation assistée.

Conclusions

La gazométrie artérielle permet, associée à la spirométrie une approche de la physiologie respiratoire du patient. C’est un examen essentiel du diagnostic et de la surveillance de l’insuffisance respiratoire au stade chronique ou aigu.

La polysomnographie, qu’est-ce que c’est ?

La polysomnographie est une étude du sommeil. En surveillant de près de nombreux physiologiques, le but de l’examen est de déterminer la présence de troubles du sommeil.

Définition de la polysomnographie

La polysomnographie est un examen complet et de référence qui permet d’étudier la physiologie du sommeil. Le but est d’évaluer la présence de troubles du sommeil et de les quantifier.

L’examen est indolore et sans risque. Il de déroule la plupart du temps à l’hôpital mais peut, dans certains cas, avoir lieu au domicile de celui ou celle qui le passe.

Pourquoi réaliser cet examen ?

La polysomnographie permet de détecter la présence de plusieurs types de troubles du sommeil. Citons :

  • l’apnée obstructive du sommeil, c’est à dire des courts arrêts respiratoires lors du sommeil ;
  • le syndrome des jambes sans repos, c’est à dire des mouvements involontaires des membres ;
  • la narcolepsie, c’est à dire une somnolence importante et des attaques de sommeil la journée) ;
  • des ronflements excessifs ;
  • ou encore des insomnies.

Comment se déroule l’examen ?

La polysomnographie se déroule la nuit le plus souvent. Le patient arrive donc à l’hôpital la veille et est placé dans une chambre prévue à cet effet.

Des électrodes sont placées sur le cuir chevelu, le visage, la poitrine, mais aussi sur les jambes et les bras, pour mesurer :

  • l’activité cérébrale – électroencéphalographie ;
  • l’activité des muscles au niveau du menton, des bras et des jambes – électromyographie ;
  • l’activité du coeur – électrocardiographie ;
  • l’activité oculaire, c’est à dire le mouvements des yeux – électrooculographie.

Aussi, la polysomnographie permet de mesurer :

  • la ventilation, c’est à dire le débit d’air entrant par le nez et la bouche, grâcee à une canule nasale placée sous le nez ;
  • l’activité des muscles respiratoires (c’est à dire les muscles thoraciques et abdominaux), grâce à une sangle placée au niveau du thorax et de l’abdomen ;
  • le ronflement, c’est à dire le passage de l’air au niveau des tissus mous du palais ou de la luette, grâce à un microphone placé au sur le cou ;
  • la saturation de l’oxygène dans l’hémoglobine, c’est à dire le niveau d’oxygène présent dans le sang, grâce à un capteur spécifique placé au bout du doigt ;
  • les somnolences diurnes ;
  • ou encore le mouvements involontaires liés au sommeil, la position du dormeur ou la pression artérielle.

Notons qu’il est conseillé de ne pas consommer de café et d’éviter les excès d’alcool la veille de l’examen. Aussi, il est important d’annoncer au médecin les éventuels traitements médicamenteux suivis.

L’analyse des résultats

Généralement, une seule polysomnographie est suffisante pour évaluer le sommeil et détecter précisément le problème s’il existe.

L’examen surveille :

  • les ondes caractéristiques des différents cycles du sommeil ;
  • les mouvements musculaires ;
  • la fréquence d’apnée, c’est à dire quand la respiration est interrompue pendant au moins 10 secondes ;
  • la fréquence de l’hypopnée, c’est à dire quand la respiration est partiellement bloquée pendant 10 secondes et plus.

Le personnel médical détermine un index d’apnées hypopnées, c’est à dire le nombre d’apnée ou d’hypopnée mesurée pendant le sommeil. Un tel index égal ou inférieur à 5 est considéré comme normal.

Si le score est supérieur à 5, c’est un signe d’apnée du sommeil :

  • entre 5 et 15, on parle d’apnée du sommeil légère ;
  • entre 15 et 30, il s’agit d’une apnée du sommeil modérée ;
  • et quand il est supérieur à 30, c’est une apnée du sommeil sévère.

LE RONFLEMENT

Le ronflement est une anomalie extrêmement répandue survenant durant le sommeil. Il est plus fréquent chez l’homme mais existe également chez la femme. Il s’agit le plus souvent de vibrations survenant au niveau de l’arrière gorge au moment de la respiration nocturne. Ces vibrations sont en rapport avec des anomalies des tissus (luette longue, voile du palais flasque) mais une base de langue épaisse ou de grosses amygdales sont parfois aussi en cause.

Le ronflement a souvent une origine familiale, mais plusieurs facteurs vont influencer son intensité : la prise de poids, l’alcool, la fatigue, le tabac et certains médicaments.

Certains ronflements sont extrêmement sonores pouvant atteindre jusqu’à 100 décibels. Le bruit d’un camion qui passe ! Ils constituent alors, pour le conjoint, une source d’inconfort, voire de perturbation importante du sommeil pouvant aller jusqu’à l’insomnie.

Le plus souvent, le ronfleur ne se rend pas compte de cette gêne, sauf quand le ronflement est suffisamment puissant pour le réveiller. Il est important de noter que, seul, le ronflement n’est pas une « vraie » maladie.

Toutefois, lorsque le ou la compagne de chambre constate une respiration irrégulière associée au ronflement, il est indispensable de rechercher un syndrome d’apnées du sommeil dont les conséquences sur la santé peuvent être graves.

LES APNÉES DU SOMMEIL

Des apnées se produisent parfois en dormant. Malheureusement, le patient ne s’en rend pas compte et ne se plaint pas spontanément de la qualité de son sommeil. Il s’agit de véritables « arrêts respiratoires » de quelques secondes survenant dans l’arrière gorge au moment de la respiration nocturne et de façon répétée au cours de la nuit. Dans la grande majorité des cas, mais pas toujours, elles accompagnent le ronflement. Ces apnées, même si elles sont parfois prolongées, se terminent toujours seules. Il n’est donc pas nécessaire de réveiller le patient à chaque fois. En revanche, les conséquences sur la santé sont beaucoup plus inquiétantes et nécessitent absolument qu’un diagnostic soit fait pour mettre en œuvre le traitement le plus adapté possible à la situation.

Si votre conjoint ronfleur a une respiration qui se bloque avant de reprendre bruyamment, s’il ne se sent pas reposé le matin, si la fatigue dans la journée s’accentue ou s’il est obligé de lutter pour rester réveillé, il est peut-être atteint du syndrome d’apnées du sommeil. Seul un enregistrement de ses fonctions cardiorespiratoires au cours du sommeil, permettra de confirmer la maladie et de proposer le traitement le plus adapté.

Dès qu’il existe un doute sur la présence d’apnées durant le sommeil, une consultation est nécessaire. Elle permet de faire tout d’abord le point sur le sommeil et la qualité des nuits, mais aussi sur la qualité des journées. Le plus souvent, de simples questions montrent au patient que ses nuits et ses journées ne sont pas « normales ». La présence du compagnon ou de la compagne de chambre est souvent d’une aide précieuse lors de cette première consultation.

Les complications des apnées du sommeil

A court terme, les nuits de mauvaise qualité sont responsables :

  • d’une somnolence dans la journée qui peut être extrêmement dangereuse car elle expose à des risques d’accidents sur le lieu de travail ou lors des trajets effectués à bord de son véhicule,
  • d’une perturbation de l’activité professionnelle et de la vie sociale, tant familiale que conjugale du fait de l’irritabilité, des troubles de concentration, des troubles de mémoire et des troubles de l’humeur qu’elles engendrent,
  • de troubles sexuels avec en particulier une baisse de la libido.

A long terme, les complications sont :

  • cardiovasculaires, avec une augmentation nette et aujourd’hui prouvée du risque d’hypertension artérielle, d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral,
  • endocriniennes, du fait des troubles du métabolisme avec un rôle majeur sur le diabète et le surpoids,
  • cognitives, avec une baisse des performances intellectuelles.
    Lorsqu’il n’est pas traité, le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) peut causer de graves problèmes de santé.

Répondez à ce petit questionnaire pour savoir si, vous aussi, souffrez d’apnées obstructives du sommeil :

  • Vous arrive-t-il régulièrement de vous réveiller fatigué, même après une longue nuit de sommeil ?
  • Avez-vous fréquemment des somnolences pendant la journée, chez vous ou sur votre lieu de travail ?
  • Ronflez-vous souvent et de manière bruyante ?
  • Votre conjoint(e) vous a-t-il déjà vu étouffer ou arrêter de respirer pendant votre sommeil ?
  • Avez-vous souvent du mal à vous concentrer ou à mémoriser des choses ?
  • Vous sentez-vous fréquemment irritable et/ou de mauvaise humeur ?

Si vous avez répondu OUI à deux questions et plus, il est possible que vous souffriez de syndrome d’apnées du sommeil ou d’autres troubles du sommeil. N’hésitez pas à consulter.

L’INSOMNIE

Aujourd’hui, l’insomnie chronique touche près de 20 % de la population française et est sévère dans environ 9% des cas. Elle est responsable d’une consommation excessive de somnifères et de tranquillisants, ce qui nous place malheureusement en tête des pays développés.

L’insomnie entraîne une baisse d’efficacité et de rendement dans son milieu professionnel et est associée à une plus grande fréquence d’arrêts de travail, de consultations médicales ou d’hospitalisations. Mais les conséquences sur le plan individuel et social ne sont pas moindres, avec des troubles de la mémoire, une inefficacité dans la journée, des restrictions d’activités pouvant aller jusqu’à une vraie « désocialisation »…

Or, si l’insomnie primaire existe et nécessite une prise en charge spécifique, il est important de savoir que « l’insomnie symptôme » masque souvent des troubles du sommeil organiques. Ainsi, il n’est pas rare de découvrir, par exemple, grâce à un bilan bien conduit chez des patients se disant insomniaques, un syndrome d’apnées du sommeil ou un syndrome de jambes sans repos. Le traitement adapté permet alors de faire disparaître l’insomnie et d’arrêter définitivement l’usage des somnifères.

LE SYNDROME DES JAMBES SANS REPOS

Appelé aussi « impatiences », le syndrome des jambes sans repos est un syndrome neurologique. Il se manifeste par des sensations désagréables parfois douloureuses, ressenties dans les pieds, dans les jambes ou encore dans les bras. Ces sensations sont le plus souvent décrites comme des agacements, des fourmillements, picotements, brulures, contractions, décharges électriques… Elles ont pour particularité de ne survenir qu’au repos, en position assise ou allongée, le plus souvent le soir ou la nuit, même si certaines formes plus sévères se retrouvent aussi dans la journée.

Le syndrome des jambes sans repos est deux fois plus fréquent chez la femme que chez l’homme. Seul, il est souvent responsable, par la gêne forte qu’il occasionne, d’un retard d’endormissement du patient parfois prolongé avec une insomnie. Mais chez 8 personnes sur 10, il s’accompagne, en plus, de mouvements anormaux des jambes durant le sommeil, sous forme de secousses brutales et répétitives. Si le patient ne s’en aperçoit pas, les compagnons de lit se plaignent de recevoir des « coups de pieds ». Dans tous les cas, le sommeil est finalement de mauvaise qualité, avec pour principale conséquence une somnolence dans la journée.

Le diagnostic est aujourd’hui facile, dès qu’il est évoqué, grâce à des capteurs positionnés sur les jambes durant une nuit d’enregistrement, en complément des capteurs habituels qui analysent l’activité cérébrale, respiratoire et cardiaque. Après une enquête étiologique, la prise en charge passe dans les formes modérées par des « petits » moyens. Dans les formes plus sévères, des traitements médicamenteux sont disponibles pour soulager le patient.

Les critères qui peuvent faire évoquer un syndrome des jambes sans repos :

  • Critère 1 : Besoin impérieux de bouger les jambes, souvent associé à des sensations inconfortables et désagréables. Les membres supérieurs sont parfois concernés.
  • Critère 2 : Apparition ou aggravation des symptômes lors des périodes de repos ou d’inactivité, particulièrement dans la position allongée ou assise.
  • Critère 3 : Soulagement ou rémission des symptômes lors des mouvements tels que la marche ou l’étirement, au moins temporairement et aussi longtemps que dure l’activité.
  • Critère 4 : Apparition ou nette aggravation des symptômes le soir ou la nuit.

Si vous présentez des troubles ressemblant à ceux cités ci-dessus, il est possible que vous souffriez d’un syndrome de jambes sans repos. N’hésitez pas à consulter.

SOMMEIL & CONDUITE

20% des accidents de la route relèvent d’une somnolence au volant. Il est aujourd’hui prouvé que les conducteurs somnolents ont plus d’accidents que les conducteurs non somnolents.

Si la somnolence au volant n’est pas réservée aux sujets atteints de troubles du sommeil, puisqu’elle survient aussi chez les sujets jeunes conduisant plutôt la nuit sur des routes plutôt monotones, il est indispensable de ne pas la méconnaître chez les patients, pour leur sécurité comme pour celle des autres.

Toute somnolence au volant impose donc de rechercher si elle n’est pas la conséquence d’une pathologie du sommeil.
Diagnostiquer une pathologie sous-jacente et la traiter permet de faire disparaître la somnolence au volant et donc au patient de pouvoir

SOMMEIL ET GROSSESSE

Si la grossesse est très souvent un heureux moment de la vie, elle occasionne des modifications physiologiques et hormonales pas toujours sans conséquence pour la future maman et le fœtus. Le sommeil, pourtant fondamental durant cette période, n’est pas épargné. Ainsi, le ronflement passe de 4 % avant la grossesse à 23% en fin de grossesse. Mais, plus grave, les modifications physiologiques, mécaniques et hormonales, augmentent le risque de syndrome d’apnées du sommeil avec pour conséquence une majoration nette de la somnolence dans la journée. Et un risque de complications foetomaternelles au 1er rang desquelles on retrouve l’hypertension artérielle gravidique, la pré-éclampsie et le retard de croissance intra utérin.

La connaissance de ces risques est essentielle car un bilan peut être proposé à la future maman au moindre doute. Le diagnostic fait, le traitement adapté est proposé. Les risques de complications pour l’accouchement et pour le futur bébé diminuent alors très vite.

Dans un autre registre, des gènes dans les jambes, tels que des picotements ou des tiraillements non soulagés par le repos, sont les témoins d’un « syndrome des jambes sans repos » survenant plus souvent au 3ème trimestre de la grossesse et venant perturber fortement la qualité du sommeil. Là aussi, la prise en charge permet rapidement d’améliorer les troubles.

UN TRAITEMENT ADAPTÉ À CHAQUE SITUATION

Le traitement doit être adapté à chaque situation clinique, selon les résultats du bilan. Il peut s’agir de simples corrections des règles hygiéno-diététiques, perte de poids, diminution de la consommation d’alcool, amélioration des conditions de sommeil… ou de traitements beaucoup plus spécifiques à la pathologie en cause.

Ainsi, des traitements médicamenteux sont à notre disposition pour le syndrome de jambes sans repos ou les troubles de l’éveil comme la narcolepsie ou l’hypersomnie idiopathique. Dans le cas du ronflement sans autre pathologie associée, un avis auprès d’un ORL est souvent utile. Dans le cas des apnées du sommeil, un appareillage est parfois le plus efficace des traitements. Il peut s’agir d’une gouttière particulière qui se place dans la bouche avant de s’endormir (appelée orthèse d’avancée mandibulaire) ou encore d’un mécanisme installé dans le dos, lorsque les apnées surviennent uniquement lorsque le patient est sur le dos quand il dort .Dans les formes les plus graves, une petite machine installée avant la nuit et empêchant le ronflement et les apnées est proposée. C’est la ventilation nasale nocturne par PPC (ou CPAP).

Dans tous les cas, la décision thérapeutique est toujours prise après avoir envisagé toutes les solutions avec le patient. Les traitements, lorsqu’ils sont adaptés, permettent une amélioration significative et rapide des symptômes. Très vite, les nuits sont, de nouveau, réparatrices, moins agitées et les éveils durant le sommeil disparaissent (en particulier pour uriner), autant que les troubles de la sexualité. Le patient se réveille en forme le matin, sans subir cette difficulté à se lever, si pénible lorsqu’il faut aller travailler. La qualité des journées s’améliore. La fatigue et la somnolence n’existent plus. Le patient se sent de nouveau efficace dans ses prises de décision, sans troubles de mémoire ou troubles de concentration. La conduite n’est plus un danger pour lui et les autres usagers de la route. Enfin, les risques à long terme, cardiovasculaires (hypertension artérielle, accident vasculaire cérébral, infarctus…) ou les troubles du métabolisme (diabète, surpoids) diminuent nettement.

LE DIAGNOSTIC ALLERGIQUE CHEZ L’ALLERGOLOGUE

Pour établir son diagnostic, l’allergologue procède en différentes étapes. Il commence par s’entretenir avec le patient pour confirmer l’hypothèse de l’allergie et établir une première liste d’allergènes potentiellement responsables de l’allergie. Il réalise ensuite un examen clinique et effectue des tests cutanés. L’ensemble des informations recueillies lui permettront de déterminer quel est le meilleur traitement pour le patient.

Un entretien rigoureux

L’entretien, c’est la première étape du diagnostic de l’allergie. Il doit permettre de confirmer l’hypothèse de l’allergie et d’établir une première liste d’allergènes potentiellement responsables des signes/symptômes présentés.
Le diagnostic permet de détailler :

  • L’histoire des symptômes (leur ancienneté, leur nature, leur périodicité), l’existence de facteurs déclenchant identifiés
  • Les antécédents familiaux (un parent proche allergique), ainsi que les antécédents personnels (une allergie dans l’enfance), le tabagisme…
  • L’environnement général (dans quel environnement vit la personne et sous quel climat)
  • Le mode de vie, les lieux de vie (habitation, bureau, présence d’animaux domestiques, habitudes alimentaires)
  • Les activités (professionnelles, de loisirs)

Plusieurs consultations peuvent être nécessaires afin d’établir un diagnostic complet.

L’examen clinique

Le médecin pratique un examen clinique général (poids, tension, pouls, …) du patient et examine les organes pouvant être touchés : nez, yeux, gorge et bronches pour l’allergie respiratoire ; la peau dans le cadre d’autres allergies. Cet examen permet au spécialiste de l’allergie de faire un bilan des répercussions de l’allergie, et oriente vers d’éventuelles explorations complémentaires qui peuvent être hors du domaine allergique (par exemple : exploration fonctionnelle respiratoire dans le cas de l’asthme).

Les tests cutanés pour démasquer tout de suite « vos » allergies

HR-Diagnosis (4)Un prick-test consiste à pratiquer une micro piqûre à travers une goutte d’extrait allergénique préalablement déposée sur la peau. Le principe repose sur la reproduction, à très petite échelle et au niveau de la peau du patient, de la réaction allergique de type « hypersensibilité immédiate ».
Une goutte d’allergène est déposée sur la peau de l’avant bras ou du dos, puis une « micro » piqûre est pratiquée au centre de la goutte pour faire pénétrer l’allergène dans le derme et provoquer la réaction allergique. Cette dernière apparaît « immédiatement » après le contact avec l’allergène en cause. Le médecin teste plusieurs allergènes suspectés grâce à l’entretien avec le patient.
La lecture du résultat se fait après 20 minutes : une réaction d’hypersensibilité provoque une rougeur de la peau ressemblant à une piqûre de moustique, avec un faible gonflement et une démangeaison.
L’intensité de la réaction est évaluée par comparaison avec la réaction provoquée par une substance « témoin » (une substance « témoin positif » provoque une réaction chez tous les individus sans exception et permet de savoir avec quelle intensité réagit l’organisme du patient ; une substance « témoin négatif » permet d’évaluer la réactivité cutanée non spécifique.
Cette technique, la plus utilisée, est rapide et indolore et peut être répétée dans le temps. Elle est bien acceptée par les patients, même chez de très jeunes enfants.

Des examens complémentaires

Si les résultats des tests cutanés ne sont pas interprétables ou s’ils sont négatifs et que les symptômes persistent, l’allergologue peut recourir à un examen sanguin (« recherche d’immunoglobulines spécifiques, IgE »). Celui-ci permettra de confondre, avec certitude, l’allergène en cause.

Urticaires et œdème de Quincke

Des affections aigues ou chroniques de la peau constituent un motif fréquent de consultation justifiant une enquête approfondie

et des examens complémentaires à la recherche de la cause.

 Allergie médicamenteuses et Allergie aux produits d’Anesthésie et aux produits de contraste iodés (radiologie).

le diagnostic de ces allergies est crucial et determinant pour la prise en charge des patients concernés .

 

Bronchoscopie

La bronchoscopie est un examen réalisé au moyen d’un endoscope, un appareil formé d’un tube flexible de petit calibre muni d’une source lumineuse et d’une caméra, qui est introduit par le nez ou par la bouche afin de permettre au médecin de regarder à l’intérieur de la trachée et des bronches (grosses voies respiratoires des poumons). Cet examen permet aussi au médecin de procéder à des biopsies ou aspirations de sécrétions, au besoin. Certains endoscopes spécialisés comme l’écho‑endoscope (EBUS) permettent de visualiser les bronches et les ganglions lymphatiques près de l’estomac. La région de la cage thoracique où se trouvent les ganglions lymphatiques s’appelle le médiastin.

Pourquoi on fait une bronchoscopie?

On fait une bronchoscopie pour de nombreuses raisons, notamment :

  • diagnostiquer la cause de certains troubles respiratoires, tels une infection, une inflammation, une cicatrisation ou un cancer
  • traiter un trouble pulmonaire
  • faire des prélèvements de zones anormales mises en évidence par une radiographie
  • dégager les voies respiratoires qui peuvent être obstruées par un corps étranger ou l’infection
  • faire des prélèvements des ganglions lymphatiques enflés près des voies respiratoires
  • découvrir la cause d’une toux qui persiste

Comment se préparer à une bronchoscopie?

  1. Vous ne devez pas manger ni boire après minuit la nuit précédant l’examen.
  2. Apportez tous vos médicaments avec vous à l’examen.
  3. Il se peut qu’on vous demande d’arrêter temporairement de prendre vos médicaments anticoagulants (médicaments pour éclaircir votre sang) avant l’examen. Mentionnez à votre médecin tous les médicaments que prenez, y compris les médicaments en vente libre.
  4. Vous ne devez pas conduire de véhicule motorisé après l’examen. Par conséquent, assurez-vous d’être accompagné d’un adulte responsable pour le retour à la maison, une fois l’examen terminé.

Comment se déroule une bronchoscopie?

La procédure peut durer 4 heures ou plus. La durée de la bronchoscopie varie entre 30 et 60 minutes. On vous administre une médication intraveineuse pour vous détendre. Vous n’êtes donc pas complètement endormi durant l’examen mais somnolent.

Le médecin vaporise ou laisse couler des médicaments anesthésiants (effet engourdissant) dans votre bouche et votre gorge pour les engourdir. Vous aller tousser un peu au début mais cela est normal. Une bronchoscopie n’est pas un examen douloureux.

On surveille votre taux d’oxygène dans le sang et votre pression artérielle pendant toute la durée de l’examen. Vous recevez également au moyen d’une sonde introduite par le nez de l’oxygène à respirer.

A quoi s’attendre après une bronchoscopie?

  • La présence d’un peu de sang dans les crachats immédiatement après l’examen est chose courante.
  • Il est interdit de boire et de manger pendant 2 heures après l’examen, ou jusqu’à ce que vous soyez capable d’avaler normalement. Vous devez rester dans la salle de récupération tant que vous n’êtes pas capable de boire et de manger normalement.
  • Les effets de l’anesthésie peuvent durer plusieurs heures. Il faut éviter de conduire une automobile, d’utiliser de la machinerie, de consommer des boissons alcoolisées et de signer tout document légal jusqu’à 24 heures après l’examen.
  • Il se peut que vous ayez mal à la gorge et la voix enrouée et que vous toussiez pendant quelques jours après l’examen. Il se peut aussi que vous fassiez une légère fièvre (inférieure à 38,5° C), auquel cas il est recommandé de prendre du Tylenol.

Quels sont les risques associés à une bronchoscopie?

La bronchoscopie est une procédure sans danger. Cependant, aucune intervention chirurgicale n’est jamais totalement exempte de risques.

  • Présence d’un peu de sang dans les poumons si une biopsie (prélèvement) a été prise. Il s’agit ordinairement d’un peu de sang dans les crachats.
  • Le pneumothorax (affaissement du poumon) est une complication rare qui peut survenir après une biopsie. Il ne nécessite ordinairement aucun traitement. Il suffit simplement de surveiller le patient. Dans certains cas, par contre, un drain thoracique est mis en place afin d’enlever l’air et de permettre au poumon de reprendre de l’expansion.
  • Plus rarement, une infection thoracique, des réactions allergiques aux médicaments, des battements du coeur irréguliers et une crise cardiaque peuvent se produire.

Le médecin peut vous mentionner d’autres complications possibles de l’examen avant que vous ne signiez le formulaire de consentement. N’hésitez pas à lui faire part de vos questions et de vos préoccupations.

Points à surveiller dans les heures et jours suivant l’examen.

Vous devriez communiquer avec le médecin qui a effectué la bronchoscopie ou vous rendre au Service d’urgence dans les cas suivants :

  • température supérieure à 38,5° C (101,5° Fahrenheit)
  • douleurs thoraciques importantes
  • présence de sang dans vos sécrétions en quantité importante
  • difficulté à respirer

EPREUVE CARDIO-RESPIRATOIRE D’EFFORT

Il s’git d’un effort maximal qui a pour objectif de rechercher les performances maximales de la fonction cardio-respiratoire d’une personne . Un sujet normal est limité par la capacité de sa musculature à utiliser l’oxygène plutôt que par des facteurs cardiaques ou respiratoires . Un pneumologue et un cardiologue controlent l’épreuve . Cet examen permet d’étudier 3 éléments : limitation physiologique (production d’acide lactique ) , limitation ventilatoire , limitation cardio-vasculaire . Les indications sont les suivantes : diagnostique d’une dyspnée inexpliquée , évaluer la tolérance à l’effort ( sujet sain ou sportif ) , prescrire et surveiller un traitement , affiner un bilan préopératoire ( chirurgie thoracique) .

L’EPREUVE D’EFFORT CARDIO-RESPIRATOIRE

Madame, Monsieur,

Vous allez faire une épreuve d’effort sur bicyclette ergométrique ou sur tapis roulant prescrite par votre médecin. Ce test est réalisé par un médecin expérimenté à ce type d’épreuve.

Ce document a pour but de vous apporter les informations nécessaires à la compréhension de cet examen.

Qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’un test réalisé sur bicyclette ergométrique ou tapis roulant comportant une période d’échauffement puis une augmentation progressive de la puissance (charge) chaque minute pour atteindre vos capacités maximales.

Mise en place et technique

Vous pédalerez pendant 10 à 15 minutes, à une vitesse constante.

La bonne interprétation de cet examen nécessite la réalisation d’un effort maximal. Afin de vous aider de réaliser cet effort, l’équipe médicale vous encouragera pendant la durée du test. Toutefois, il est possible d’interrompre le pédalage à tout moment, vous déterminerez vous-même la fin de l’exercice musculaire si votre gêne respiratoire devient trop importante.

Le médecin, présent au cours de l’effort, surveille l’ensemble des paramètres mesurés. Il adaptera votre effort physique de manière à prévenir tout événement indésirable, comme une élévation trop importante de la tension artérielle ou une accélération de la fréquence cardiaque.

Pendant ce test sont analysés :

  • Des paramètres cardio-circulatoires avec prise de la tension artérielle et enregis-trement continu de l’électrocardio-gramme(ECG).
  • Des paramètres respiratoires : consom-mation d’oxygène, production de gaz carbonique et volumes respiratoires qui sont mesurés grâce à un embout buccal, le nez étant obstrué par un pince-nez.
  • Des paramètres biologiques : gazométrie artérielle en fin d’exercice.

Pour quoi faire ?

Tous les paramètres recueillis sont en permanence comparés à des valeurs théoriques maximales pour un sujet du même âge, du même sexe et de même taille que vous, mais sans maladie respiratoire.

Cet examen permet au médecin d’apprécier votre tolérance à l’effort, de mettre en évidence une éventuelle anomalie des adaptations cardio-respiratoires, méta-boliques ou musculaires à l’effort. Il s’agit du seul examen permettant d’évaluer l’ensemble des fonctions cardiaques, pulmonaires et métaboliques en même temps. Si un réentraînement à l’effort est envisagé, cette épreuve permet de déterminer l’intensité optimale d’exercice.

Quels sont les risques ?

Tout acte médical, même conduit avec compétence et dans le respect des données acquises de la science, comporte un risque. Les médecins responsables de ce service ont depuis longtemps fait tous les efforts nécessaires pour en limiter au maximum la survenue.

Dans la majorité des cas, le test se déroule sans problème. Cependant, certains incidents peuvent survenir :

Quelle que soit votre pathologie :

  • Une sensation de gorge sèche durant le test est tout à fait normale. L’embout buccal vous empêche de déglutir la salive.
  • Des crampes et des douleurs musculaires peuvent apparaître au cours du pédalage.
  • Une sensation d’inconfort ou une irritation par la selle est possible.
  • Enfin, un hématome au point de ponction veineuse ou artérielle pourra apparaître.

Selon votre pathologie, certaines manifestations plus spécifiques sont possibles. Ce test sert d’ailleurs à les diagnostiquer :

  • Sensation d’essoufflement.
  • Crise d’asthme post-exercice.
  • Douleurs thoraciques.
  • Troubles du rythme cardiaque.
  • Hyper tension artérielle d’effort.
  • Sensation de malaise, de type vagal, à l’arrêt de l’effort.

Le médecin responsable du test dispose de tout le matériel et est formé aux gestes nécessaires en cas d’intolérance.

Préparation et recommendations.

  • Prévoyez une tenue vestimentaire et des chaussures adaptées à l’exercice.
  • Il est inutile d’être à jeun.
  • Prenez votre traitement habituel avant l’examen, sauf cas notifiés par le médecin

Vous devez signaler au médecin réalisant l’épreuve :

  • Si vous avez déjà réalisé ce type d’ effort et si oui, apportez les résultats.
  • L’ensemble de vos traitements actuels.
  • Vos antécédents médicaux et chirurgicaux, en particulier les maladies respiratoires, cardiaques, hypertension artérielle, allergies…
  • Certains examens réalisés le même jour peuvent perturber les résultats. Vous devez donc signaler les explorations programmées sur la journée.

Madame, Monsieur, cette fiche à pour but de vous informer sur l’examen qui doit vous être pratiqué. Si elle suscite des interrogations de votre part, nous sommes à votre disposition pour y répondre.

L’équipe médicale.